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Plantation de résineux et éoliennes Le jeudi 24 avril 2008
J'ai récemment lu dans « La Dépêche du Midi » que le Parc naturel régional du Haut-Languedoc donnait la parole à la population dans le cadre de la procédure de révision de sa charte pour conserver son label national sur la période de 2009 à 2021. Je m'intéresse à tout ce qui se passe dans mon pays natal : Fraïsse-sur-Agout, La Salvetat-sur-Agout, Saint-Pons-de-Thomières, des communes où j'ai beaucoup servi en tant qu'élu local. Mes deux principaux souhaits pour l'avenir de ce territoire sont les suivants : - Que le Parc s'oppose, autant que faire se peut, aux implantations intensives de résineux qui génèrent, finalement, lors de leur exploitation, 30 à 40 ans après, dans les Monts de l'Espinouse et du Somail, des superficies de terrains désertiques où ne restent que des branchages desséchés, troncs d'arbres s'entendant à perte de vue... de plus, avant l'exploitation, des années durant, des décennies même, aucune végétation, aucune vie animale n'existent sous les sapins. Sur la commune de Fraïsse-sur-Agout, c'est déjà le désert à la Grualgue, demain ce sera à Rivieyrals, à Bouayrat, etc. Sur la Salvetat-sur-Agout, le Soulié, même topo. Et pire même à Cambon-et-Salvergue, à Bessières. Et cette montagne, ces Monts de l'Espinouse, du Somail, méritent d'être protégés, sauvés, conservés, dans leur état de nature ancestrale : bois feuillus, prés, landes, etc. Le rôle du Parc n'est-il pas de protéger la nature ? - Mon deuxième souhait pour ce territoire, c'est que le Parc, qualifié de « naturel », doit, à mon humble avis, favoriser et défendre les énergies naturelles propres. J'ai vu disparaître, dans les années 1960 - 1970, de merveilleux sites, tels la grande cascade du saut de Vésoles, la vallée verdoyante de Baïssescure, etc. J'ai vu disparaître le hameau et l'église de Peyrelade, les plus belles et les plus riches fermes de la vallée de l'Agout en aval de La Salvetat, j'ai vu disparaître dans le Tarn voisin la vie rurale, les paysages merveilleux des alentours des rivières « La Vèbre » et « Le Viau » à Nages et Villelongue. Sans oublier les pêches si fructueuses de truites que nous y faisions. Tout cela remplacé par des barrages de lacs en vue de la production d'énergie électrique à partir de l'hydraulique. Nous en admettions, à notre corps défendant, l'utilité. Certes, on sacrifiait des sites, des paysages, des terres parmi les plus fertiles. Mais on y consentait. Et cela parce que le pays avait besoin de compléments d'énergie, et que cette énergie là était « propre ». A cette époque, on ne parlait pas encore d'énergie éolienne ni solaire. Aujourd'hui, à mon sens, c'est l'énergie éolienne que le Parc doit proposer et défendre. Paul Bacou, Albi Ancien Maire de Fraïsse-sur-Agout (1965-1995) Ancien Président de la charte intercommunale de développement économique du Pays de St-Pons-de-Thomières (1984-1995)
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