C’est vrai qu’on a pris l’habitude de le voir dans des rôles plutôt explosifs et toujours avec un humour bien assumé, mais cet hiver, Will Smith, l’enfant prodige d’Hollywood, risque bien de faire couler les larmes, et ce ne sont certainement pas nous autres, cinéphiles critiques intransigeants, qui allons nous en plaindre ! On a gardé en tête sa dernière interprétation dans Suicide Squad, qui n’était pas, et de loin, la plus mauvaise du lot (mais avouons que l’opus des super-vilains en collant n’a pas vraiment su se ranger dans la catégorie des films qu’on a pris plaisir à regarder, encore fallait-il avoir le courage de le regarder jusqu’à la fin !). Espérons ainsi que le prochain film du Fresh Prince saura rattraper ça, et que les larmes ne couleront cette fois que parce que nos cœurs secs et froids auront été touchés. Mais assez blablaté, voyons un peu ce qui nous attend…

Collateral Beauty… Oui, mais encore ?

Avec un titre pareil, que penser, sinon que l’on n’a strictement aucune idée de ce qui nous attend ? Et peut-être que ce n’est pas plus mal ! Réalisé par David Frankel (Le Diable s’habille en Prada, 2006), l’opus propose de suivre un petit moment de vie d’un publicitaire new-yorkais qui, après la perte de son fils, s’enfoncera sans vergogne dans une dépression abyssale. Jusque-là, rien de bien nouveau sinon un sujet qui risque de fragiliser nos carapaces d’internautes blasés. Si le malheur est inconditionnel du quotidien de tout un chacun, ce film n’a pas pour seul objectif d’en faire l’étalage, mais plutôt de revêtir le costume du phare dans la tempête, de la lumière dans la nuit, de l’espoir qui point à l’horizon. En effet, le réalisateur propose une histoire d’une finesse poétique haut de gamme, en proposant à notre Will Smith de surmonter sa perte, d’une manière bien singulière… Mais n’en disons pas plus pour l’instant, on ne voudrait pas vous gâcher la surprise !

Une distribution qui ne manque pas de panache !

Si l’on sait que Will Smith est un des acteurs les plus en vue de la planète, le reste des noms qu’on pourra lire sur l’affiche du film en attendant patiemment d’entrer en salle ne laissera personne indifférent : Keira Knightley, Kate Winslet, Helen Mirren ou Naomi Harris pour les rôles féminins, Edward Norton et Michael Pena pour les rôles masculins.
Ça en fait du monde tout ça, et ça promet de pousser le niveau d’interprétation bien haut. Il faut reconnaitre que cette petite liste s’attire quand même un sacré paquet de récompenses, et on ne va pas bouder si ce film-ci en mérite à son tour. Un réalisateur qui a montré qu’il savait ce qu’il faisait, un scénario qui ne manque pas d’élégance, une distribution qui en rendra plus d’un jaloux… ne nous reste donc plus qu’à attendre le 21 décembre 2016 pour découvrir ce petit bijou plein de promesses dans les salles obscures de l’Hexagone…