La dernière enquête réalisée par le Conseil d’Analyse Économique, dont les résultats ont été rendus publics en mai dernier, a révélé quelques renseignements inquiétants sur la fuite des talents et des sur-diplômés vers d’autres cieux. La qualité de vie en France est pointée du doigt. Décryptage !

Pourquoi les élites formées en France préfèrent aller travailler ailleurs ?

Les diplômés français ne sont pas les seuls concernés par ce fléau. En effet, même les internationaux qui viennent se former en France préfèrent aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte, après avoir terminé leurs études supérieures. Et la qualité de la vie dans le pays, jugée moins incitative, en serait la cause principale.

C’était l’occasion donc de tirer la sonnette d’alarme, le Conseil d’Analyse Économique n’y est pas allé par quatre chemins en rappelant aux pouvoirs publics que : « la lourdeur des démarches administratives françaises pour embaucher un jeune diplômé étranger encourage leur départ. La France perd aujourd’hui davantage de talents qu’elle n’en reçoit dans des formations publiques presque gratuite ».

En observant bien la situation à la loupe, sur ces trois dernières décennies, le nombre d’expatriés a doublé en France et les trois millions et demi d’expatriés ne paient plus de cotisation une fois à l’étranger. Un diplômé sur cinq d’une grande école obtient son premier emploi en dehors de la France, avec une faible probabilité d’y revenir.

Quelles solutions faut-il envisager ?

Le Conseil d’Analyse Économique croit savoir que la solution serait de faciliter la portabilité des points retraites sur le plan européen, afin d’encourager le retour des talents dans le pays.

Il termine en rappelant que ce fléau présente un réel risque pour le financement du modèle français d’enseignement public supérieur, où les formations sont accessibles mais avec un faible effectif de personnes cotisant pour ce dernier.