Initialement porteur de développement économique local, le label « ville fleurie » incite les communes à renforcer leur attractivité sur plusieurs plans. Retour sur les avantages du label et les engagements des villes et villages fleuris.

Qu’est-ce qu’une ville fleurie ?

« Villes et villages fleuris » est un label décerné aux communes engagées dans une démarche d’enfleurissement des espaces, de réintroduction et d’entretien du végétal, mais aussi de travail global sur la qualité du paysage urbain. La labellisation est orchestrée par le Conseil national des villes et villages fleuris qui accompagne et soutient les communes dans leur projet de valorisation de l’identité paysagère.

Quelles sont les obligations des villes et villages fleuris ?

La candidature au titre de ville fleurie et l’octroi du label suppose plusieurs engagements de la part de la commune : 

  • l’utilisation de l’enfleurissement et de la végétalisation au service de la valorisation communale ;
  • la promotion de la démarche auprès des riverains, des visiteurs et de tous les acteurs de la commune ;
  • la présentation et la mise en valeur du patrimoine végétal et du fleurissement existant ;
  • la communication effective autour des modes de gestion et d’entretien du patrimoine, dans le respect de la biodiversité et de l’équilibre des ressources naturelles ;
  • veiller à la qualité de l’ensemble des espaces publics au moyen d’actions complémentaires menées sur le mobilier urbain, la voirie, l’état des façades des bâtiments et la propreté ;
  • garantir la cohérence des actions d’aménagement paysager et leur harmonisation à travers les différents espaces de la commune.

Autant d’objectifs qui participent au rayonnement de la commune auprès de futurs administrés, commerces et entreprises, mais aussi des touristes.

Les avantages d’une ville fleurie

Arborer le label ville fleurie, c’est la garantie pour la commune de gagner en attractivité auprès des particuliers comme des entreprises soucieuses du cadre de vie qu’elles proposent à leurs collaborateurs.

L’amélioration de la qualité de vie fait partie des objectifs des communes qui s’engagent dans une démarche de labellisation. Cela passe par le soin apporté à l’environnement dans tous ses aspects / esthétique, écologique et sanitaire.

Cette attractivité vise également le tourisme. À ses débuts, le label avait pour principal objectif de relancer l’économie des territoires, et ce, notamment en agissant sur les activités liées au tourisme. Un cercle vertueux créateur d’emploi et propice à l’implantation de nouveaux commerces et entreprises.

La cohésion sociale fait partie des critères intégrés plus tardivement au label et est devenue aujourd’hui un élément essentiel dans l’évaluation de la qualité de vie. Il s’agit de la capacité de la commune à rassembler tous les acteurs, qu’ils soient professionnels ou bénévoles, autour d’un projet commun pour la valorisation des espaces partagés.

Enfin, le label a su s’imposer comme référentiel de mesure des stratégies en faveur de l’écologie par les collectivités. Il témoigne d’une cohabitation réussie entre l’humain et la nature et signifie que la municipalité s’interroge sur la préservation de la biodiversité, la gestion des ressources, et sa capacité à accompagner des modes d’habitation et de consommation à la hauteur de ces enjeux.

Quels sont les atouts et les contraintes pour les bâtiments publics et privés ? 

Les établissements recevant du public (ERP) et les locaux professionnels et commerciaux doivent apporter un soin particulier à l’enveloppe des bâtiments. Les murs végétalisés, par exemple, participent à la valorisation et à l’attractivité des façades, mais supposent un entretien ciblé et régulier. L’installation de mobiliers urbains conçus pour la végétalisation des espaces, comme la jardinière béton, implique également un budget dédié à leur préservation. Pour les entreprises et les collectivités, il ne s’agit pas de simples dépenses, mais d’investissements dans la valorisation de leur bien immobilier.